Si vous préparez votre voyage au Monténégro sans louer de voiture, rassurez-vous : le réseau de bus interurbains dessert quasiment tous les points d’intérêt du pays (Kotor, Budva, Tivat, Podgorica, etc.). C’est économique, écologique et pratique pour relier les villes principales.

En revanche, entre la théorie sur le papier et la réalité du terrain en plein été, il y a un monde ! L’expérience réserve quelques surprises… Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne pas vous faire piéger.

La gare routière: les premières surprises

Arriver dans une station de bus (Autobuska Stanica) au Monténégro est assez déroutant.

  • Pas ou peu d’affichage: on oublie les panneaux digitaux indiquant les départs et les arrivées en temps réel. Dans certains endroits, des panneaux d’affichage indiquent les départs théoriques, mais ce n’est qu’au guichet, en achetant notre ticket, que l’on est sûr (et encore) du prochain départ.
  • Une organisation… originale: sur le quai, aucune indication sur l’heure réelle d’arrivée (et de départ) des bus. C’est un joyeux capharnaüm de voyageurs égarés qui ne savent pas vraiment quoi faire ni où aller. C’est un employé qui appelle les gens lorsque le bus arrive, en indiquant les arrêts et l’heure théorique de départ.
  • Le ticket de quai: même si vous achetez votre billet à l’avance ou en ligne, vous devez très souvent repasser par le guichet de la gare pour payer une taxe d’accès au quai (station fee, entre 1 € et 2 €).

Au final, nous avons toujours réussi à trouver notre bus et à rejoindre notre destination, mais nous n’étions pas 100% confiants.

Le trajet et le piège des embouteillages

Le Monténégro est un petit pays, mais on aurait tort de croire qu’il est rapide de passer d’une ville à l’autre, surtout en été. Les routes (particulièrement le long de la côte) sont rapidement saturées par les flux de touristes dès la mi-journée. Par exemple, l’entrée de Kotor (au niveau du long tunnel) devient un entonnoir géant, qui crée une file de voitures ininterrompue qui avance au compte-gouttes. C’est exactement la même chose pour la route vers Tivat (et son aéroport).

Ainsi, un trajet initialement prévu pour 40 minutes peut vite se transformer en un périple de 2 heures. De plus, il faut anticiper le retard éventuel des bus au départ, eux-mêmes bloqués dans les embouteillages en amont. Un conseil : ne prévoyez jamais une correspondance trop serrée ni une activité à heure fixe à l’arrivée !

Comment acheter ses billets de bus au Monténégro?

Acheter ses billets directement à la gare routière

Nous avons choisi d’acheter nos billets de bus directement au guichet, ce qui était pour nous l’option « liberté ». Il suffit d’arriver à la gare routière à l’heure souhaitée et de prendre un ticket au guichet pour le prochain bus. Cela fonctionne très bien pour les liaisons très fréquentes comme Budva–Kotor. Petite surprise tout de même : les billets ne s’achètent généralement qu’une vingtaine de minutes avant l’heure de départ du bus ! Mais les tarifs sont fixes et les billets tout à fait officiels.

Acheter ses billets sur internet

Il est également possible d’acheter ses billets à l’avance sur Internet via des plateformes comme Omio ou Busticket4.me (cette dernière étant la plus complète pour le Monténégro). Attention cependant : pour embarquer, il est souvent nécessaire d’avoir un billet imprimé sur papier (si vous ne l’avez pas fait, la gare vous l’imprime pour 1 €). De plus, en achetant votre billet en ligne, vous devrez tout de même repasser par le guichet sur place pour vous acquitter de la « taxe d’accès au quai » (autour de 1 €), qui n’est pas incluse dans le prix du billet en ligne.

Bus vs voiture de location: le bilan

CritèreBus 🚌Voiture de location 🚗
BudgetUltra économiqueCher (location + essence + parkings)
Parking0 galère! On est déposés à la gare routière, souvent proche du centre-villeUn cauchemar en été: perte de temps, tarifs élevés, et nécessité de se garer parfois loin des points d’intérêt
Temps de trajetEgal (peut-être plus long si le bus fait des détours)Egal
LibertéLimité: horaires fixes, destinations dépendant des trajets des busFlexibilité totale
EffortFacile, il faut simplement se rentre à la gare routière, puis le chauffeur fait le travailDifficile, conduire au Monténégro est complexe (état des routes, conduite sportive, embouteillages…)

Verdict : Pour relier les grands spots de la côte (Kotor, Budva, Tivat) ou même les zones montagneuses touristiques, le bus est une excellente option qui vous évite le stress de conduire et de chercher une place de parking hors de prix.
En revanche, si vous voulez explorer le parc national du Durmitor, le lac de Skadar ou des criques isolées en sortant des sentiers battus, la voiture se retrouve vite indispensable.


Malgré un besoin de patience à la gare routière et les embouteillages inévitables de la côte en été, le bus reste selon nous une excellente option pour relier les grandes villes lors d’un voyage au Monténégro. Il évite le stress géant du stationnement (payant et introuvable) ainsi que de la conduite, et ne coûte quasiment rien. C’est une manière idéale de découvrir des villes comme Budva pour visiter ou faire de la plongée sous-marine, ou encore Kotor.

La clé pour que tout se passe bien ? Adopter le rythme local, ne pas être pressé et prévoir de la monnaie en liquide pour la taxe de quai et les bagages ! Il est préférable de toujours avoir du change, de préférence l’acompte.


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Nous, c’est

Laurine et Victor

Anciens consultants à Paris, nous avons tout quitté pour vivre la vie dont nous rêvions: partir à l’aventure et travailler en tant qu’instructeurs de plongée. Ici, on partage nos aventures et le quotidien de notre nouvelle vie.

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