Agadir marquait pour nous le point final de notre traversée de la côte Atlantique à vélo. Cette ville était pour nous une étape de repos et de récupération. C’est le cas de beaucoup de touristes, comme en témoignent les nombreux hôtels de bord de mer. Pour autant, la ville a beaucoup de trésors à offrir qui valent le détour.

Agadir en contraste avec le reste du Maroc

Lors de notre arrivée en ville, nous avons trouvé qu’Agadir ne ressemblait pas au reste du Maroc. Une grosse partie de la ville, notamment le bord de mer, est très européanisée. Et pour cause, la majeure partie des personnes se baladant sur la corniche sont des touristes. 

Pour découvrir une ville plus marocaine, il faut s’éloigner du bord de mer. On retrouve alors l’animation hors des zones touristiques et des scènes de vie plus authentiques. Par exemple: les terrains de sport remplis le samedi soir par des jeunes jouant au foot. Nous n’avons pas retrouvé le dépaysement des villes de Casablanca, Safi ou Larache par exemple, mais il y fait très bon vivre.

Que voir, que faire à Agadir?

Déjà, en arrivant à Agadir à vélo par une route surélevée, on ne peut pas manquer son front de mer. Le port de pêche laisse rapidement place à une corniche de plusieurs kilomètres qui longe la plage de sable fin. Pour flâner et admirer l’océan, ou simplement pour se poser sur la plage et profiter, c’est idéal. L’océan est baignable toute l’année, mais il est un peu frais en hiver en plus d’être plus agitée. Pour les amateurs de sport d’eau, il est aussi possible de faire du surf ou du kitesurf, directement à Agadir ou à Taghazout à une quinzaine de kilomètres au nord.

Il ne faut pas manquer la montée sur la colline de la Kasbah Oufella, l’ancienne Kasbah d’Agadir. Elle peut se faire en voiture (il y a un parking à quelques centaines de mètres de la Kasbah et il faut finir à pied ou en taxi), en taxi, à pied (environ 45 minutes depuis le niveau de la mer, et ça grimpe!) ou via le téléphérique. Le téléphérique étant très cher (120 dirhams par personne, soit environ 11€ l’aller-retour), et les parents de Victor ayant loué une voiture, nous avons choisi l’option voiture.

Vue de la plage Agadir

Arrivés en haut, la vue est splendide: côté mer, on découvre toute la baie d’Agadir ainsi que la ville, et côté terre, les collines environnantes. La Kasbah en elle-même est très jolie ; nous avons visité l’intérieur (300 dirhams, soit environ 30€ pour 4, + 30 dirhams, soit 3€ l’audioguide), mais nous avons été un peu déçus.

Il ne reste presque rien à l’intérieur, et il est donc difficile de se représenter la vie avant le tremblement de terre de 1960. Certains panneaux explicatifs sont manquants… dommage! Avec le recul, on se dit qu’on aurait pu simplement monter admirer la vue et faire le tour de la Kasbah.

Kasbah Agadir
Souk Agadir

Un autre point d’intérêt majeur de la ville est le Souk El Had. C’est le plus grand souk d’Afrique, et il est en effet immense. Retenez bien la porte par laquelle vous êtes arrivés, car vous vous perdrez certainement.

Il est divisé par type de boutique: d’un côté les tapis, de l’autre les épices, fruits et légumes, électroménager, meubles, vêtements… Il y a absolument tout. On y va pour le plaisir des yeux ou pour acheter, mais, dans ce cas, le marchandage est de rigueur.

Où dormir?

À Agadir, nous avons dormi bien loin de nos standards habituels. En effet, les parents / beaux-parents nous ont rejoints pour quelques jours et nous ont offert l’hôtel. On est donc passé des petits hostels de médina au Riu Tikida Palace Hôtel, un hôtel 5* all inclusive sur le front de mer d’Agadir. Il faut dire que l’expérience est exceptionnelle et le lieu permet vraiment de se reposer et de se restaurer. Une aubaine après un mois sur la route. De nombreux hôtels de la même gamme occupent le quartier touristique du bord de mer, mais le budget est loin d’être celui du routard. Pour des prix plus abordables, il faudra s’enfoncer un peu plus dans la ville.

Agadir à vélo

Que ce soit pour arriver à Agadir ou en sortir, cela se fait très bien à vélo. La circulation est certes dense, mais la route est en général à deux voies (voire plus). Les automobilistes sont assez prudents; ils ont l’habitude des 2-roues, notamment les mobilettes.

L’arrivée par la route d’Essaouira est une pente descendante. Puis la ville est assez plate et rend le vélo très agréable. Pour monter à la Kasbah cependant, mieux vaut éviter les vélos ou être prêts à grimper beaucoup!


La ville d’Agadir a été pour nous une étape très douce, marquée par le repos et la fin de notre itinéraire sur la côte atlantique. L’occasion parfaite pour prendre un peu de repos, recharger les batteries et nettoyer tout notre matériel avant d’attaquer l’Anti Atlas.

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Nous, c’est

Laurine et Victor

Anciens consultants à Paris, nous avons tout quitté pour vivre la vie dont nous rêvions: partir à l’aventure et travailler en tant qu’instructeurs de plongée. Ici, on partage nos aventures et le quotidien de notre nouvelle vie.

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