Après avoir commencé nos carrières assis derrière un ordinateur, nous nous appretions à changer radicalement notre quotidien, notre façon de travailler et de passer d’un emploi intellectuel, à quelque chose de très physique. Même si on nous disais « Trop bien, tu vas être en vacances toute l’année », nous savions pertinemment que la réalité allait être très différente. Soyons clair, être instructeur de plongée, c’est absolument magique! Mais c’est aussi un métier épuisant physiquement (port de charges lourdes et conduite notamment) et psychologiquement (il faut faire attention aux plongeurs que l’on accompagne sous l’eau, d’autant plus lorsqu’ils sont débutants) et pour lequel il faut être capable de gérer les urgences. Tout cela est d’autant plus compliqué lorsque l’on débute. Nous ne voulions pas nous décourager dès le début, pour cela nous avons choisi Malte comme première destination en tant qu’instructeurs de plongée. Et Malte aura eu de nombreux avantages:
Un lieu de formation haut de gamme
Victor était déjà instructeur avant d’entamer ce projet. Moi, je devais passer les différents niveaux jusqu’à être capable de guider et d’encadrer des gens. Les standards de l’agence PADI sont supposés être les mêmes dans le monde entier, en pratique c’est un peu différent. On sait que certains centres et certaines zones géographiques sont plus ou moins « rigoureuses » dans leur formations.

Nous souhaitions pouvoir bénéficier de la meilleure formation possible afin d’avoir de bonnes bases de travail et de sécurité, et de pouvoir éventuellement par la suite poser nos limites.
Des plongées adaptées
La plongée à Malte, c’est le paradis européen pour instructeurs néophytes: une visibilité exceptionnelle, une temperature de l’eau agréable (de 15°C en hiver à 27°C en été), une vie marine abondante et peu de courant. Avouons que c’est beaucoup plus simple d’apprendre à des gens à plonger dans ces conditions plutôt qu’avec une visibilité d’1m dans une eau à 10°C!
Il ne faut pas s’y méprendre, ça ne veut pas dire que la plongée à Malte est simple. Il y a parfois des challenges: courants innatendus et navigation dans le bleu pour trouver les épaves sont notre quotidien, mais les conditions sont très agréables.

Des conditions de travail avantageuses
La protection du travailleur de l’Union Européenne a été un gros facteur de choix. La présence de règles bien définies et d’un contrat de travail clair nous rassurait pour cette première expatriation. Malgré cela, nous nous sommes vite confrontés aux différences entre les pays et aux méandres de l’administration. Heureusement, nous n’avons pas eu trop de galères à ce niveau.
Un dépaysement limité
Devenir instructeurs de plongée était un rêve pour nous deux. Pouvoir travailler et vivre de sa passion, il n’y a rien de plus gratifiant! Mais cela s’accompagne d’une expatriation qu’il ne faut pas sous estimer: éloignement géographique des proches, bousculement du quotidien, changement des habitudes, communication dans une langue qui n’est pas la nôtre,…
Le fait que l’anglais soit une langue parlée par tous a été un vrai confort pour nous, tout comme la nourriture qui n’est pas si différente (on retrouve notamment du fromage et du pain qui nous sont si chers!!). En plus nous ne sommes pas si loin de la France donc nos proches ont pu nous rendre visite.
Tout cela a permis une expatriation en douceur.
Nous sommes donc ravis que Malte ait été notre première destination en tant qu’instructeurs de plongée. Soyons honnêtes cependant, Malte nous a choisi avant que nous la choisissions. Nous avions repéré une offre d’emploi pour Victor et avons eu beaucoup de chance car il s’est avéré que le centre de plongée en question a pu me former et me proposer un emploi par la suite, tout s’est goupillé parfaitement !

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