Notre projet pour début 2026: découvrir le Maroc à vélo. Pour cela, on souhaitait éviter l’avion: raisons écologiques, démarche de slow travel, et envie d’une vraie aventure sans le saut de puce de l’avion. On ne souhaitait pas non plus descendre à vélo car dormir en bivouac en janvier en France et en Espagne demande beaucoup d’équipement pour gérer le froid des nuits. Nous avons donc exploré les options et sélectionné celle qui nous convenait le mieux pour aller au Maroc sans avion. On vous la présente dans cet article.
De Paris à Barcelone
On se rend tout d’abord en Espagne où on a décidé de prendre le ferry.
De Paris à Cerbère en train de nuit
La première étape de notre périple pour aller au Maroc sans avion commence à la gare d’Austerlitz à Paris. Après l’avoir rejointe en vélo, on embarque dans le train de nuit. Départ 20h08, arrivée prévue 13 heures plus tard. Il faut obligatoirement avoir réservé des places pour les vélos en même temps que les places passager. Le compartiment vélo est dans le wagon juste à côté du nôtre, ouf! Il y a au total 4 places vélo mais seules les nôtres seront occupées. Ils sont stockés à la verticale, avec obligation de les attacher. On décide de prendre toutes les sacoches avec nous car elles sont détachables et ne se verrouillent pas. On ne sait jamais.
Dans le compartiment assis, les places sont larges et confortables (plus que dans un Flixbus), mais ne permettent pas vraiment de dormir correctement. C’est OK pour une nuit, mais on se réveille un peu courbaturés. En plus du confort limité, il faut faire avec les autres passagers dont le volume sonore (discussions ou ronflements) peut être très dérangeant. On ne saurait trop conseiller les boules Quiès ou écouteurs! Au réveil, changement de décor: on est au pied des Pyrénées, et on a vraiment cette sensation d’aventure qui commence.
De Cerbère à Portbou à vélo

Il est possible de faire cette portion en train (qui peut directement rejoindre Barcelone). Pour la symbolique, nous préférons la faire à vélo. Pour rejoindre la frontière, ça grimpe pas mal, mais en prenant de la hauteur, on découvre une superbe vue sur la mer. On passe devant l’ancien poste de frontière et devant le panneau officiel « Espagne ». Passer la frontière à pied, ça fait un petit quelque chose quand même. Ensuite, direction Portbou (C’est facile, il n’y a qu’une route). C’est en descente donc beaucoup plus facile, et on retrouve cette agréable sensation de vitesse.
De Portbou à Barcelone
Arrivés à Portbou, on prend le train régional pour Barcelone: 18 € 90 par personne. 2h30 plus tard, on sort au centre-ville de Barcelone, prêt à découvrir un peu la ville. On passe voir la célèbre Sagrada Familia, il est vrai qu’elle est impressionnante. Ensuite, on se balade dans le centre-ville historique et on passe voir la cathédrale. Bonne surprise: les pistes cyclables très présentes dans la ville, même si c’est déroutant pour nous car elles sont parfois à gauche de la route. On les repère mal au début, mais il suffit de s’y habituer. Nous n’aurons pas vraiment le temps de voir plus de Barcelone, car nous avons rendez-vous avec un couple rencontré sur Warmshowers.
Passer la nuit à Barcelone: à la découverte de Warmshowers
Warmshowers, c’est une plateforme de mise en relation entre hôtes (souvent cyclistes) et cyclotouristes. Les hôtes hébergent les cyclotouristes pour la nuit, ce qui permet un échange réel et une relation non basée sur l’argent.
Nous nous y sommes inscrits avant de quitter Paris, et nous avons pu rencontrer un couple ayant fait un voyage similaire au nôtre au Maroc. Ne pouvant nous accueillir pour la nuit, ils nous ont proposé de passer chez eux discuter. Ils nous ont donné plein de conseils pratiques pour envisager sereinement ce voyage. La nuit, un autre hôte nous a accueillis et nous avons beaucoup échangé, c’était également sa première fois! Ces deux expériences ont été extrêmement enrichissantes, et, il faut l’avouer, un peu bousculantes car nous n’avons pas l’habitude. On espère pouvoir rendre la pareille prochainement.

Intéressés par l’expérience? 👉 Découvrez notre article On découvre Warmshowers pour la première fois!
De Barcelone à Tanger
Nous avons choisi l’option ferry pour nous rendre directement à Tanger.
👉Retrouvez ici notre expérience complète du ferry GNV de Barcelone à Tanger
Le ferry Barcelone – Tanger Med
Finalement, surprise (découverte quelques jours avant grâce au Guide du Routard)… Le ferry arrive à Tanger-Med, une zone portuaire à l’est de Tanger. La route entre les deux fait 40 km pour presque 1 km de dénivelé positif. Négligeable lorsqu’on vient avec sa voiture ou qu’on peut prendre un taxi sur place, mais avec nos vélos chargés, c’est presque une journée de trajet.
Le trajet Tanger Med – Tanger

Nous avons pédalé quelques kilomètres le soir de notre arrivée. (Bonne surprise, nous ne sommes pas arrivés à 20h30 comme prévu mais vers 17h.) Après un bivouac pas idéal mais joli, on se dirige vers Tanger avec un fort vent de face et de grosses montées… c’est dur! Par chance, Brahim, un Marocain au volant d’un fourgon, nous invite à monter avec nos vélos pour nous déposer en périphérie de Tanger. Trop sympa! Nous voilà donc enfin au centre de Tanger, prêts à prendre un peu de repos avant la visite de la ville.
✨ Ce qu’on a apprécié par rapport à un voyage en avion
Premièrement, en voyageant comme on l’a fait, on ressent vraiment le voyage: le temps passé fait partie de l’expérience. Le passage d’une frontière à pied a un côté symbolique, et, dans ce cas, l’effort physique nécessaire pour monter à la frontière franco-espagnole nous donne un vrai sentiment d’avoir “mérité” les découvertes à venir.
Ajoutons également qu’aller au Maroc sans avion nous permet de visiter les endroits que nous traversons, comme lorsque nous avions relié Malte à Paris sans avion, et d’observer les paysages changer petit à petit. On échange beaucoup plus avec les personnes rencontrées sur le chemin. Warmshowers a permis de vraies découvertes, mais nous avons aussi fait des rencontres inopinées. Sur le ferry, nous avons rencontré un Français vivant au Maroc, qui nous a expliqué comment s’effectue le débarquement à Tanger Med, ce qui nous a beaucoup rassurés.
L’objectif de notre voyage était de découvrir le Maroc à vélo. Mais déjà, le trajet pour aller au Maroc sans avion s’est révélé être une vraie aventure. Voyages, découvertes, rencontres… nous n’aurions pas pu rêver mieux. Certes, nous avons payé un peu plus cher que l’avion, mais pour tellement plus! Maintenant, il n’y a plus qu’à pédaler et espérer continuer sur cette lancée au Maroc.
👉 Découvrez notre aventure à vélo au Maroc

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