Quoi que vous ayez vu avant au Maroc, l’arrivée à Casablanca marque un changement d’échelle. La plus grande ville du Maroc, Casa impressionne d’abord par son énergie. Casablanca n’est pas forcément une ville que l’on “visite” comme les autres. C’est une ville que l’on traverse, que l’on observe, que l’on ressent. Une étape contrastée dans notre voyage à vélo au Maroc, intense mais marquante.
Arriver à Casablanca à vélo
Notre arrivée à Casablanca a été un peu chaotique. C’est peut-être lié au fait que nous soyons arrivés près de l’heure de pointe, mais les rues étaient bondées. La circulation était extrêmement dense ; les 2-roues passent sur les trottoirs pour éviter les feux interminables… Bref, pas évident de se débrouiller à vélo et de trouver son chemin.
Nous avons tout de même réussi à rentrer dans la médina de Casablanca pour trouver l’auberge que nous avions réservée. Nous sommes arrivés par le marché de fruits et légumes de Bab Marakesh, très animé dans des ruelles étroites. Avec nos vélos qui prenaient beaucoup de place, nous nous sentions un peu oppressés . Notre auberge, Booking and hosting medina, a accepté de monter nos vélos à l’intérieur moyennant 10 dirhams (environ 1€) par nuit. Ils nous ont même aidés à monter les sacoches et les vélos au premier étage, très sympas.
Que voir à Casablanca?
La Mosquée Hassan II et le bord de mer

Impossible de se rendre à Casablanca sans découvrir la spectaculaire Mosquée Hassan II. Sa construction a débuté en 1986, à l’initiative du roi Hassan II, et elle a été inaugurée en 1993. Dressée face à l’Atlantique, elle impressionne autant par ses dimensions que par son emplacement, en partie construite au-dessus de l’océan. Son minaret culminant à 210 mètres, est l’un des plus hauts du monde, et domine la ville. C’est l’une des rares mosquées du pays ouvertes aux non-musulmans lors de visites guidées.
Les visites guidées (140 dirhams par personne) ont des horaires précis (et différents le vendredi, jour de prière). Elles donnent accès à un petit musée puis il faut suivre le guide qui vous amène jusqu’à la mosquée. On enlève les chaussures à l’entrée, et les gens sont répartis par langue dans un joyeux capharnaum. La visite est ensuite très impressionnante ; la salle des prières est gigantesque et peut accueillir 20 000 pèlerins. Le toit peut s’ouvrir en deux en quelques minutes, une vraie prouesse technologique! On passe aussi par le minaret puis par la salle des ablutions pour hommes. Splendides et très intéressants.
Le bord de mer permet de prolonger la visite. En longeant la côte, on découvre une autre atmosphère : plus aérée, plus lumineuse et apaisante malgré la taille de la ville. C’est un endroit agréable pour marcher ou faire du vélo pour observer les vagues avec toujours la mosquée Hassan II en toile de fond.
L’héritage français: le quartier des Habous et l’église Notre-Dame de Lourdes
Le Quartier des Habous offre une ambiance très différente. Construit pendant le protectorat français, il mêle architecture marocaine traditionnelle et urbanisme structuré à l’Européenne.
On y trouve des arcades, de petites places et des boutiques d’artisanat, dans une atmosphère plus organisée que la médina ancienne. Ça vaut le détour!

Non loin de là, l’Église Notre-Dame de Lourdes surprend par son style moderne, ses immenses vitraux colorés et sa grotte dédiée à Bernadette Soubirou. Un contraste intéressant dans une ville majoritairement musulmane, qui illustre la diversité architecturale de Casablanca.
La place Mohammed V
Au cœur du centre-ville, vous passerez forcément par la place Mohammed V, plus connue sous le nom de “place des Pigeons”. Son surnom vient évidemment des nombreux pigeons qui occupent la place et participent à son animation permanente. Entre les enfants qui courent, les vendeurs ambulants et les touristes qui se prennent en photo au milieu des pigeons, l’ambiance est joyeuse et amusante. Ce n’est pas un site touristique à proprement parler, mais plutôt un point de passage vivant qui reflète l’énergie de Casablanca.
La médina de Casablanca

La médina de Casablanca est compacte et moins touristique que celle de Rabat, mais elle a son charme unique. Ses ruelles étroites et ses échopes offrent un aperçu authentique de la vie quotidienne de la ville. Partout, on découvre d’impressionnantes œuvres de street art dédiées à l’équipe de foot locale.
À vélo, il est difficile de s’y aventurer tant les rues sont labyrinthiques et animées, mais à pied, chaque détour réserve de petites surprises : échoppes colorées, vendeurs de fruits et légumes, cafés et restaurants traditionnels. Parfait pour consommer comme un local.
Casablanca, une ville touristique?
Casablanca ne correspond pas forcément à l’image que l’on se fait d’une destination touristique au Maroc. La ville est avant tout économique, dynamique et moderne. On y croise peu de touristes et plutôt des locaux pressés qui travaillent.
Casablanca ne se visite peut-être pas comme une ville-musée, mais elle se découvre autrement : dans son énergie, dans ses contrastes, dans sa dimension contemporaine. Pour nous, elle a davantage représenté une immersion dans le Maroc d’aujourd’hui qu’une étape purement touristique, et c’est aussi ce qui a rendu cette traversée à vélo enrichissante.
Casablanca, une ville contrastée?
On est surpris par le contraste assez saisissant!

Casablanca n’a peut-être pas le charme historique de Rabat ou d’Essaouira, mais elle a son propre caractère. Visiter Casablanca lors de notre voyage à vélo au Maroc nous a offert un aperçu vivant du Maroc moderne : circulation dense, contrastes et points de vue magnifiques sur l’océan depuis la corniche et la mosquée Hassan II.
Cette étape intense le long de la côte atlantique nous a permis de nous acclimater à l’énergie des grandes villes avant de reprendre la route vers le sud.

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